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Un exemple de dilemme éthique lié à la propriété intellectuelle

30 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : De nombreux laboratoires pharmaceutiques ont mis en place des programmes de délivrance des médicaments à bas coût dans les pays pauvres.

Source : "Sida : les laboratoires adaptent leur offre aux pays pauvres", Les Echos, 29-30 novembre 2013.

Commentaire : Le modèle des laboratoires pharmaceutiques engagés dans la recherche est fondé sur l'utilisation du brevet. Ils financent ainsi l'ensemble de leur R&D par un nombre assez restreint de médicaments, sur lesquels il pratiquent de fortes marges grâce au monopole d'exploitation conféré par leurs brevets.

Ce modèle est un peu mis en difficulté par les efforts croissants des autorités et assurances privées des pays développés pour maîtriser l'augmentation des dépenses de santé. Mais il est surtout impossible à mettre en oeuvre dans les pays pauvres.

Les laboratoires sont alors confrontés à un dilemme :

- soit il font respecter leurs droits dans tous les pays qui reconnaissent les brevets sur les médicaments (ils peuvent notamment s'appuyer pour cela sur les accords ADPIC, qui engagent tous les pays membres de l'OMC), et pratiquent des prix élevés dans ces pays, écartant ainsi une grande partie de la population de leurs traitements ;

- soit ils acceptent de les distribuer à prix réduit et/ou d'accorder des licences à des fabricants de produits génériques et ils courent le risque qu'une partie de ces médicaments soient réimportés sur leurs marchés principaux à forte marge.

Ils ont longtemps plutôt opté pour la première option, mais cette dernière est assez vite devenue intenable en termes d'image, en particulier pour les traitements vitaux, par exemple les thérapies contre le Sida. Ils ont alors ouvert des programmes de vente à faible coût (allant jusqu'à vendre à prix coûtant dans les pays les plus pauvres) et accordé des licences à des tarifs relativement faibles pour le secteur (par exemple 5%), voire parfois gratuites. Ils essaient alors de maîtriser le plus possible la filière pour limiter les réimportations vers les pays occidentaux (qui les privent de leurs marges mais privent aussi les populations des pays pauvres de leurs traitements).

Des formes que l'ont trouvait jusqu'ici plutôt dans des secteurs où les interdépendances entre acteurs sont fortes, comme l'électronique ou les télécommunications, commencent même à être expérimentées. On voit ainsi apparaître les premiers patent pools dans le secteur de la santé, notamment sous l'impulsion d'Unitaid.

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Valorisation de la recherche publique : quelques réflexions (3) Propositions d'indicateurs

27 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

La liste suivante est le fruit d'une première réflexion "brute" à partir de la logique présentée dans l'article précédent. Il ne fait aucun doute que d'autre indicateurs pourraient être imaginés à partir de la même logique. De même, la présentation adoptée ici consiste à partir des indicateurs les plus liés à la valorisation au sens strict car c'est la conception la plus proche des indicateurs actuels, pour ensuite l'élargir peu à peu. Mais en pratique, d'autres structures de présentation seraient sans doute plus pertinentes. Francis Hagel, lors d'une discussion à ce propos, m'a par exemple suggéré une classification par horizon temporel, certains indicateurs n'ayant de sens que sur le moyen, voire le long terme. Ils pourraient alors être mesurés de manière glissante sur trois ans, cinq ans, voire plus, les variations annuelles n'étant pas nécessairement significatives. Les suggestions pour enrichir cette première proposition sont les bienvenues.

Le but principal est ici de tenir compte de la diversité des canaux d'échanges entre structures publiques de recherche (et notamment les universités) et les entreprises. Et il s'agit bien d'échanges car les flux ne sont pas unilatéraux comme on se le représente trop souvent : ces échanges enrichissent également la recherche publique.

1°) Indicateurs de mesure du transfert technologique au sens strict

  • Brevets déposés (mesure la capacité de l’institution à générer des inventions susceptibles d’applications industrielles), idéalement accompagné d’un indicateur simple de la qualité de ces brevets, par exemple le nombre de citations de ces brevets dans d’autres brevets.
  • Contrats de licence conclus : montant (mesure indirecte de l’impact économique de ces licences), nombre (car le montant seul peut inciter à aller vers quelques contrats auprès de grandes entreprises) et type de licencié (notamment part des PME).
  • Création d’entreprises issues des laboratoires : nombre d’entreprises créées (ce qui mesure le dynamisme de l’institution en la matière), chiffre d’affaires et effectifs, dont effectifs en France (mesure de l’impact économique de ces entreprises).

2°) Partenariats institutionnels

  • Contrats de recherche en collaboration : montant, nombre et types de partenaires (comme pour les contrats de licence).
  • Participation à des structures de recherche partenariales de type pôles de compétitivité, IRT, laboratoires communs : nombre (permet de mesure l’étendue de l’implication dans des structures partenariales) et effectifs concernés (permet de mesurer l’intensité de cette implication).
  • Doctorants et post-doctorants co-encadrés, notamment thèses CIFRE (les thèses co-encadrées sont des vecteurs de relations suivies, au moins pendant les trois ans de la thèse, et d’échanges potentiellement riches autour de la problématique, des méthodes, des résultats…).
  • Chaires industrielles : nombre de chaires (permet de mesurer la diversité des sujets de collaboration), nombre d’entreprises concernées (permet de mesurer l’étendue des partenariats) et budgets (permet de mesurer l’intensité des partenariats).
  • Organisation de manifestations communes, par exemple colloques à la fois académiques et professionnels : nombre de manifestations (la répétition de ce type d’événement étant un indicateur de liens forts) et nombre de participants (car ces évènements peuvent être d’ampleurs très variées).

3°) Relations individuelles

  • Missions de conseil liées à l’innovation : nombre (pour mesurer la répétition de ce type de mission), nombre d’entreprises concernées (pour mesurer l’étendue de ces relations), montant (pour mesurer l’intensité) et éventuellement indicateurs spécifiques sur les entreprises concernées (par exemple la proportion de PME).
  • Participation de chercheurs publics à des brevets (permet de mesurer la participation de chercheurs publics à des projets de R&D aboutissant à des inventions susceptibles d’applications industrielles – notons que l’utilisation de cet indicateur en complément de celui des brevets déposés serait susceptible de relâcher un peu la « pression » sur la copropriété) et co-publications (mesurant la création de connaissances nouvelles par des associations entre chercheurs publics et privés).

Activités de FC de haut niveau, en fixant par exemple un seuil à partir du niveau master : montant, nombre de stagiaires concernés, nombre d’entreprises concernées (la formation continue est un véhicule naturel de transmission – et d’échange – des connaissances scientifiques et technologiques).

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Valorisation de la recherche publique : quelques réflexions (2) Les grandes lignes

27 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Pour les raisons évoquées dans l'article précédent, il me semble qu’une bonne évaluation des liens entre institutions publiques de recherche et entreprises doit comporter une partie qualitative et relativement libre au niveau de ce qui y est présenté. Bien évidemment, il sera nécessaire de mettre en place un certain nombre d’indicateurs standards, notamment pour effectuer des comparaisons (dans le temps et entre les acteurs), mais il serait dommage que l’évaluation se limite à cela.

Dans l’idéal, je préconise la mise en place d’un rapport sur les relations entreprises, comportant à la fois un volet « libre » qui permettrait notamment de décrire qualitativement un certain nombre d’initiatives (sachant que les initiatives vraiment innovantes rentrent rarement dans les indicateurs standards) et un volet « indicateurs imposés ».

A ce niveau, il serait souhaitable d’intégrer aussi la dimension formation / insertion professionnelle à travers des indicateurs comme la proportion d’enseignements assurés par des professionnels, la participation de ces derniers à différents conseils (de gouvernance, mais aussi, par exemple, de perfectionnement), la proportion de formations avec stage obligatoire, la proportion d’étudiants-apprentis, etc.

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Valorisation de la recherche publique : quelques réflexions (1) Quelques rappels

27 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

L'importance du sujet des partenariats entre institutions publiques de recherche et entreprises est maintenant largement reconnue. Il est souvent abordé sous un angle particulier : celui d'inventions et de découvertes réalisées dans le cadre de la recherche publique et qui seraient ensuite transformées en innovations par des entreprises (soit déjà existantes, soit créées à cette fin). Pourtant, toutes les études réalisées sur ce thème ont montré que les relations entre universités et entreprises étaient beaucoup plus riches que cela. Ce contraste entre la relative pauvreté des indicateurs utilisés et le potentiel de ces relations m'a conduit à mener quelques réflexions. Ces dernières sont notamment fondées sur une première étude menée de ma propre initiative, puis dans le cadre d'un projet en collaboration avec l'ASPI, sur le rôle des droits de propriété intellectuelle dans ces relations, puis une deuxième sur ces relations prises dans leur ensemble, en partenariat avec le MEDEF. Ces réflexions ont fait l'objet de plusieurs publications avec des collègues dont la plus directement concernée par le sujet abordé ici a été publiée en 2011 dans la Revue française d'administration publique. Je souhaite faire part ici, d'une manière moins "académique" et plus concrète, de quelques réflexions complémentaires, alimentée par des discussions avec des praticiens de l'innovation et de la PI, et notamment avec Francis Hagel.

Avant de livrer ces propositions concrètes, je souhaite faire quelques rappels fondamentaux concernant les indicateurs en général. Il faut en effet garder à l’esprit, dès lors que l’on travaille sur des indicateurs, que ces derniers sont rarement (pour ne pas dire jamais) neutres, ce pour plusieurs raisons :

  • Ce sont des instruments réducteurs de mesure de la performance : un indicateur est généralement choisi parce qu’il est mesurable et qu’il reflète une tendance jugée désirable (ou au contraire indésirable). Il faut garder à l’esprit que ce n’est qu’un reflet imparfait de ce que l’on souhaiterait idéalement mesurer. D’où l’utilisation préférable de systèmes d’indicateurs, qui limitent un peu les biais que peut comporter un seul indicateur.
  • Les instruments de mesure de la performance sont rarement simplement utilisés à des fins descriptives. Ils sont généralement associés à des systèmes d’incitation. Il s’agit donc d’instruments de gestion, qui ont pour but et pour effet d’influencer les comportements. Mais attention, si les indicateurs prennent trop d’importance dans cette évaluation, l’atteinte des objectifs associés à ces indicateurs peut prendre le dessus sur le but plus global poursuivi (par exemple le dépôt de brevets en soi peut prendre le dessus sur ce qu’il est censé refléter : des liens plus forts entre recherche académique et R&D industrielle).
  • Dès lors, il s’agit d’outils de motivation, ce qui implique de ne pas leur donner une importance exagérée (la motivation intrinsèque est reconnue comme plus efficace que la motivation externe, fondée sur les systèmes d’incitation). Mais cela implique également d’associer les indicateurs de mesure de la performance à des facteurs réellement maîtrisables par les acteurs dont on mesure la performance. Concrètement, dans le cas des indicateurs de mesure des effets de la recherche publique, s’il est souhaitable de mettre en place des indicateurs d’impact économique global, il faudra prendre garde à ne pas l’utiliser pour mesurer la performance d’acteurs qui n’ont qu’une influence limitée sur ces derniers. Par exemple, un projet de transfert technologique entre un laboratoire public et une entreprise peut n’avoir in fine qu’un impact limité sans que le laboratoire public soit en cause.
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Pensée managériale : l'innovation à l'honneur

20 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Clayton Christensen arrive en tête du 7e classement de 50Thinkers qui mesure l'influence du travail de chercheurs en management, leadership et innovation. W. Chan Kim et Renée Mauborgne arrivent juste derrière.

Source : "Gourous internationaux du management : l'atout prix et classement", Les Echos, 22-23 novembre 2013.

Commentaire : Clayton Christensen est notamment l'auteur de l'ouvrage "The Innovator's Dilemma" où il développe les difficultés pour les entreprises leaders de proposer des innovations de rupture et propose un certain nombre de solutions pour les surmonter. W. Chan Kim et Renée Mauborgne sont pour leur part auteurs de "Stratégie Océan Bleu" où ils présentent toute une méthodologie pour proposer des solutions s'écartant suffisamment de l'offre existante pour éviter l'affrontement direct (ce que l'on qualifie généralement d'innovation stratégique).

Cela illustre sans doute la forte préoccupation actuelle des dirigeants d'entreprise pour l'innovation, en particulier ici l'innovation de rupture.

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7ème colloque international GeCSO

15 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Le 7e Colloque International GeCSO aura lieu à Aix en Provence les 4, 5 et 6 juin 2014 sur le thème : "Gestion des Connaissances dans la Société et les Organisations Dynamiques cognitives et transformations sociétales : Comment se forment les connaissances et où nous conduisent-elles ?"

Voir l'appel à communications

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Grandes manoeuvres autour des imprimantes 3D

11 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Nombreuses acquisitions et annonces autour du marché des imprimantes 3D.

Source : "Imprimantes 3D : le leader français devient... américain" et "HP défie les deux géants du marché, 3D et Stratasys, Les Echos, 15-16 novembre 2013.

Commentaire : Les marché des imprimantes 3D est un marché émergent qui commence véritablement à décoller depuis quelques années et est parfois présenté comme une grande révolution pour le système productif. D'abord utilisé dans l'industrie pour le prototypage, le marché gagne aujourd'hui les particuliers avec l'offre de Makerbot (rachetée récemment par Stratasys).

Cet ensemble d'annonces nous rappelle un certain nombre d'enseignements en matière de management de l'innovation :

- Les marchés se structurent parfois assez tôt. D'où la course à la taille et à la compétence entre Stratasys et 3D Systems, deux spécialistes de ce produit qui cherchent tout de suite à se positionner comme leaders mondiaux (ils représentent désormais près de 40% des ventes mondiales).

- Cela passe notamment par le rachat de start-up car un tout nouveau marché à très faible volume (d'après les données Wohlers Associates présentées par les Echos avec ces articles, le marché mondial s'est élevé à 7 771 unités en 2012) est souvent créé par de petites entreprises assez flexibles, les volumes étant trop faibles pour intéresser des grandes entreprises. D'où le rachat du français Phenix Systems par 3D Systems.

- Ce dernier cas illustre aussi le fait que se positionne tôt sur un marché en pleine croissance ne suffit pas à garantir le succès. la start-up française avait en effet été créée en 2000 alors que le marché était très réduit. En 2010, elle réalisait 5,9 millions d'euros de chiffre d'affaires. En 2012... 3,8 millions d'euros. D'où la nécessité de s'adosser à un partenaire plus solide.

- Le lieu de création d'une entreprise de technologie joue encore. Même si ces marchés sont naturellement mondiaux, il reste plus facile de vendre dans son environnement le plus proche. Un analyse financier, Jean-Baptiste Barenton, cité dans l'article indique : "Il n'est pas facile d'introduire une nouvelle technologie de production à un moment où les investissements des entreprises sont gelés". Ce qui est vrai en Europe mais pas partout dans le monde et constituait sans doute un handicap pour la start-up française dans cette compétition mondiale.

- On s'attend à de nombreux nouveaux entrants dans les mois et les années à venir ce qui est là aussi classique pour un marché émergent, où les barrières à l'entrée en matière d'économies d'échelle ou de réputation ne sont pas encore très élevées. Il s'avère en outre dans ce cas que les brevets sur les technologies de base sont sur le point d'expirer.

- Deux positionnements sont possibles dans un marché en cours de structuration comme celui-ci. Le premier consiste à proposer des produits de niche, répondant à des besoins mal couverts par les leaders actuels. Il semble que ce soit le cas pour certains nouveaux acteurs cités dans l'article comme Renishaw (santé) ou Arcam Ab (aérospatial et prothèses).

- Essayer de doubler les leaders actuels en partant de l'hypothèse que les volumes actuels sont très faibles par rapport à ceux qui seront vendus dans les années à venir et qu'en mettant en oeuvre des ressources suffisantes, il sera possible de les doubler, voire de les marginaliser. De ce point de vue, les mieux placées sont cette fois les grandes entreprises. Et l'annonce du leader des imprimantes classiques, HP, de son entrée sur le marché courant 2014 se situe sans doute dans cette perspective.

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Fiche de lecture : Lawson, B., Samson, D. et Roden, S. (2012)

5 Janvier 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Fiche de lecture : Lawson, B., Samson, D. et Roden, S. “Appropriating the value from innovation: inimitability and the effectiveness of isolating mechanism”, R&D Management, vol.42, n°5, 2012, p.420-434

Résumé : Les auteurs présentent les résultats d’une étude quantitative auprès d’entreprises australiennes , complétée par une étude qualitative fondée sur 6 études de cas. A partir d’un modèle construit sur la base de la Resource-Based View, ils s’intéressent aux mécanismes gênant l’imitation (« isolating mechanisms ») comme éléments modérateurs d’une relation positive entre les capacités d’innovation (« innovation capability ») et les performances générales (notamment financières) de l’entreprise. Ils confirment cette relation, ainsi qu’une relation positive entre les capacités technologiques (mise œuvre de connaissances sophistiquées complexes, impliquant une ambiguïté causale), les actifs basés sur le marché (connaissance des clients, marques, réseaux de distribution), la protection des connaissances (par le brevet ou le secret) et ces mêmes performances globales de l’entreprise. En revanche, la relation est négative avec les avantages du pionnier. Ils utilisent ensuite les études de cas pour expliquer et approfondir ces relations en confrontant au fur et à mesure leurs résultats et la littérature.

Commentaire : Cette recherche adopte une démarche intéressante, pas si courante en commençant par une étude quantitative dans une logique hypothético-déductive puis en utilisant des études de cas pour aller chercher des explications aux résultats quantitatifs ainsi obtenus.

Les résultats de l’étude quantitative sont sans grandes surprises, hormis la relation négative avec les first-mover advantages (mais les first-mover disadvantages avaient été repérés il y a longtemps par Liberman et Montgomery – ils sont présents dès leur article de 1988 dans le SMJ et sont davantage explicités dans celui de 1998). Les résultats des études de cas confirment plutôt des phénomènes déjà identifiés dans la littérature mais éclairent et enrichissent utilement les résultats quantitatifs. Ils constituent une bonne synthèse des études de cas et de travaux de recherche issus d’approches et de disciplines différentes. Du point de vue des droits de propriété intellectuelle, il n’est ainsi pas si courant d’avoir un article traitant à la fois des effets du brevet et de la marque.

Pour ces qualités de synthèse, je conseillerais assez volontiers cet article à ceux qui débutent une recherche sur ce sujet.

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