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Bijouterie et impression 3D, des secteurs éloignés ?

27 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Pourtant Gemmyo a su utiliser très astucieusement l'impression 3D pour être capable de proposer une très grande gamme de formes de bijoux avec une multitude d'options de couleurs/matières (quasiment du sur-mesure en somme) en utilisant la technologie de l'impression 3D pour fabriquer les moules de ses bijoux.
L'impression 3D est typique de ces innovations susceptibles d'irriguer de multiples secteurs économiques en entraînant de nouvelles innovations...

(Pour en savoir plus, on pourra se reporter à l'article d'Enjeux - Les Echos de juin 2013, p.26)

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Ces vieilles technologies qui ont la vie dure

26 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Les ventes de disques vinyles sont reparties à la hausse (471 000 albums vinyles vendus en France en 2013, trois fois plus qu'en 2010 ; 7,1 millions aux Etats-Unis en 2012 contre 900 000 en 2006).

Source : "La seconde vie du vinyle", Les Echos, 28 février/1er mars 2014.

Commentaire : Le cycle "normal" que nous avons en tête est celui d'une substitution de nouvelles technologies plus performantes aux anciennes. Exit la montre mécanique, place à la montre électronique. Exit la photo argentique, place à la photo numérique. Exit le vinyle, place au CD... puis à la musique dématérialisée.

Il existe certes de nombreux cas de substitution totale. Mais dans les cas cités, et dans des proportions variables, les anciennes technologies font de la résistance. La montre mécanique avait été relancée dans les années 1980 avec la Swatch. La photographie argentique ne subsiste que de manière marginale, essentiellement dans la photographie professionnelle. Le vinyle avait effectivement pratiquement disparu avant de retrouver cette deuxième jeunesse... qu'il convient de relativiser (nous sommes tout de même très loin des volumes des années 1980). Nostalgie, DJ... Mais aussi certaines qualités sonores inégalées expliquent cette résistance du vinyle.

Deux phénomènes peuvent en effet expliquer cette résistance d'anciennes technologies face à de nouvelles, globalement plus performantes :

- La performance n'est pas toujours le seul critère de choix du consommateur : certains systèmes résistent longtemps face à des technologies plus performantes, par exemple parce que les utilisateurs ont été formés sur l'ancien système (claviers QWERTY/AZERTY) ou parce qu'il faudrait modifier en profondeur des infrastructures ou un système technologique (microprocesseurs CISC versus RISC).

- Cette performance est toujours multicritères. Nous avons montré dans un de nos articles sur la photographie numérique à la fois comment des éléments qui forment aujourd'hui le système autour des appareils photo numériques ont été progressivement proposés puis améliorés tandis que la photo numérique elle-même s'améliorait sur plusieurs critères simultanément. Or, les consommateurs sont sensibles à des critères différents. Certains photographes particulièrement sensibles à certaines nuances de couleur préfèrent encore la photo argentique. Certains mélomanes n'ont jamais retrouvé dans le CD (et encore moins dans des fichiers MP3) le spectre sonore que proposait (pardon propose) le vinyle...

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Impact factor : les dérives d'un indicateur de performance

25 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Voilà une dérive qui illustre assez bien ce que nous évoquions dans un de nos récents articles sur ce blog, concernant les points de vigilance à avoir concernant les indicateurs, dont notre société est grande consommatrice : celle de l'obsession du facteur d'impact dans le monde scientifique. Voir l'article de slate à ce propos.

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5ème Journée du GT "Innovation" de l'AIMS - Le management de l'innovation à l'heure de la nouvelle ère numérique - Luxembourg, Jeudi 18 septembre 2014

25 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

L'avènement d'Internet et des nouvelles technologies mobiles bouleversent les usages et modes de fonctionnement des individus mais aussi des organisations. Cette mutation annoncée en 2011 par le sommet de l'e-G8 souligne le rôle joué par Internet dans la croissance économique et sa capacité à transformer le monde.
Avec le développement actuel des nouvelles technologies mobiles (réseau 4G) et de ses nouveaux terminaux (smartlets) ; du cloud computing ; l'essor des médias sociaux (FaceBook, Twitter...) et d'autres plateformes collaboratives (gaming, crowdsourcing...) ; les objets connectés (internet of things), ainsi que le phénomène de multiplication des données comme nouvelle matière première (big data, open data...), la « révolution numérique » est à son apogée.
Cette nouvelle « Ere Numérique » (ou New Digital Era) transforme aussi bien chaque aspect de la vie sociale (mobilité, nouveaux services et expériences immersives ; user-generated content ; redéfinition de l'équilibre vie privée-vie professionnelle, etc.) qu'économique (nouveaux modes d'interactions avec les clients et utilisateurs, nouvelles approches branding et e-réputation, décentralisation des idées, etc.).
Par conséquent, cette mutation révèle un potentiel sans précédent en termes d'innovation en générant de nouvelles manières de créer (créativité, co-conception, etc.), de financer (crowdfunding, etc.), de s'organiser (virtualisation des organisations), de manager l'innovation ouverte (communautés, co-production, etc) et d'en capturer de la valeur (nouveaux business models...). L'objectif de cette journée thématique est donc de comprendre les opportunités et enjeux associés à ces nouveaux défis, et d'analyser comment les organisations peuvent les gérer. Les contributions attendues auront donc pour thème de recherche (liste non limitative) :
- Rupture numérique et émergence de nouveaux Business Models ;
- Mobilité, nomadisme et management de l'innovation ;
- Médias sociaux et innovation de produits/services ;
- Big data, Big business ?
- Empowerment et nouvelles stratégies numériques d'innovation ;
- Médiatisation des pratiques d'Open Innovation ;
- Nouvelles technologies mobiles : nouvelles formes d'organisation ?
- ...
Calendrier
- Date limite de soumission des résumés étendus : 30 mai 2014
Ces résumés étendus (environ 2500 mots) devront préciser la problématique et l'intérêt de la recherche, le cadre théorique, la méthodologie, les résultats envisagés/contributions potentielles.
- Retour des avis du Comité Scientifique : fin juin 2014
- Version finale des articles : 5 septembre 2014

Perspectives de publication
Les meilleurs textes retenus par le Comité Scientifique feront l'objet d'une évaluation par les pairs selon les règles de l'anonymat double pour une publication dans un Dossier Spécial de la Revue Française de Gestion http://rfg.revuesonline.com/accueil.jsp.
Les résumés et les versions finales seront à envoyer par e-mail à l'adresse suivante :
pierre-jean.barlatier@tudor.lu

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Daft Punk, innovation et propriété intellectuelle

17 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Quel rapport aurait donc un groupe de musique électronique avec les sujets de ce blog et du site associé ?

Source : "Daft Punk, succès planétaire et business très lucratif" et "Une mécanique marketing assise sur la rareté", Les Echos, 28 janvier 2014.

Commentaire : Tout d'abord, il s'agit d'un groupe innovant. Pas tant pas leur style musical que par leur style... tout court. Dans un monde où chacun cherche à être reconnu, ils n'apparaissent jamais sans leurs fameux casques futuristes.

Mais ils ont également su s'adapter aux mutations de leur époque. Laissant de côté la traditionnelle promotion télévisuelle, Daft Punk sait utiliser le monde de réseaux dans lequel nous vivons aujourd'hui : fuites plus ou moins orchestrées sur Internet pour créer le buzz, puis diffusion de leurs clips sur Youtube ou Dailymotion, puis sortie numérique (sur Deezer ou Spotify en streaming et sur iTunes), précédent la sortie matérielle... Leurs lancements sont planifiés comme ceux d'une certaine marque à la pomme.

Quid des droits de la propriété intellectuelle ?

Comme tout artiste, les membres du groupe (Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo) sont concernés par les droits d'auteur (et sont d'ailleurs semble-t-il en désaccord avec la Sacem sur ce point). Mais les articles des Echos montrent également comment Daft Punk est devenu une marque qui se rapproche du comportement de certaines marques de luxe en cultivant la rareté et le mystère... Luxe accessible peut-on ajouter à la vue du volume de leurs ventes.

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Developments in economics of intellectual property rights

17 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

BETA, University of Strasbourg, will held a workshop on the issue of “Developments in economics of intellectual property rights”, october 8-9, 2014.

We are thus soliciting both theoretical and empirical work from senior and junior researchers focusing on the issue of intellectual property rights, how economic actors use them, the different strategies, their economic consequences, and economic reforms needed in order to optimize the way intellectual property rights contribute to social welfare. Papers on the following issues will be particularly welcome:

  • How the digital economy affects the economics of copyrights
  • The economics of patent pools and standards
  • Patents, technology transfer and markets for technology
  • Complementarity between different intellectual property rights
  • The economics of the European unitary patent
  • Patents and university-industry linkages
  • Innovation and creation without intellectual property rights
  • Does open innovation increase innovative capacity?

Important Dates:

Deadline for submission (extended abstract) : 15th June 2014.

Acceptance notification: Mid July 2014.

Communication of full paper: No later than mid-September.

Looking forward to welcoming you in Strasbourg,

The organisers,

Agnieszka Kupzok Patrick Llerena Julien Pénin

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MOOC : trouver le bon business model

16 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Rebaptisé "Openclassrooms", l'ancien site de cours gratuits de Simple IT passe d'un modèle entièrement fondé sur la publicité à un modèle d'affaires "mixte" comportant une offre "premium" à 9,90 euros/mois (donnant accès à des ressources spécifiques, mais aussi à la certification des connaissances acquises).

Source : "OpenClassrooms prépare le premier MOOC à la carte", Les Echos, 7/8 février 2014.

Commentaire : S'il convient d'être prudent face aux discours promettant une révolution de l'enseignement - un discours que l'on entendait déjà au tournant des années 2000 à propos du "e-learning", les MOOC (Massive Open Online Courses) n'en constituent pas moins un phénomène intéressant à plus d'un titre.

Tout d'abord, ces cours en ligne donnent incontestablement une dimension supplémentaire au e-learning en combinant un niveau de qualité habituellement réservé aux systèmes fermés et un accès massif et ouvert. Dès lors, il n'est pas sans rappeler, par ses effets potentiels, la musique en ligne ou les e-books.

Ensuite, on sait que la vitesse d'adoption d'une innovation dépend de sa capacité à s'inscrire dans le système social existant et dans les grandes tendances de son évolution. Or, depuis la première génération de e-learning, la majeure partie de la population s'est familiarisée non seulement avec un large accès en ligne au savoir mais aussi à la participation active à sa diffusion (notamment à travers la fameuse encyclopédie en ligne Wikipedia). En même temps, face à cette masse de savoir ou d'information aux sources de moins en moins bien retracées, une partie importante du public va souhaiter avoir des points de repère. Or, les MOOC proposent potentiellement ce large partage du savoir, cette interactivité et, lorsqu'il est proposé par des institutions prestigieuses, tout le crédit d'un savoir "certifié".

Enfin, et le mouvement d'OpenClassrooms l'illustre bien, il pose, comme la plupart des innovations passant par Internet, le problème de son modèle d'affaires. En effet, les premiers MOOC ont été proposés par de grandes universités américaines dans un but essentiellement de communication. Mais l'engouement qu'ils ont suscité a suscité l'intérêt des investisseurs. Comment rentabiliser ces cours dont le coût d'élaboration et de mise à jour est relativement élevé ? La première piste utilisée est de faire payer la certification des connaissances acquises. La deuxième est de proposer une base de ressources gratuites et des compléments payants (modèle très répandu sur le web). Les institutions académiques les plus prestigieuses pourront sans doute rentabiliser leurs investissements simplement par le biais de la certification, qui pourra être tarifée à un niveau élevé. Pour les entreprises comme OpenClassrooms, on peut en douter. D'où le mixage des deux proposé par cette entreprise. Mais on sait qu'il est difficile de faire passer l'internaute d'un modèle gratuit à un modèle payant (c'est par exemple le même problème que rencontrent les pionniers du streaming musical).

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Les stratégies d'influence au service de la protection intellectuelle : le cas de la lutte contre les patent trolls aux États-Unis

13 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Attarça, M. et Corbel, P. « Les stratégies d'influence au service de la protection intellectuelle : le cas de la lutte contre les patent trolls aux États-Unis », Revue Internationale d’Intelligence Economique, vol.5, n°2, décembre 2013, p.97-111

Résumé :

Cet article vise à comprendre, à travers une étude réalisée sur la base de documents secondaires la manière dont les entreprises cherchent simultanément à s’adapter et à influencer leur environnement. Le cas examiné est celui des patent trolls aux Etats-Unis et de leurs « proies », les grandes entreprises évoluant notamment dans le secteur des technologies de l’information. Il s’agit d’un cas emblématique de la manière dont des entreprises peuvent exploiter un environnement juridique favorable, aboutissant ainsi à une réaction visant à modifier ce même environnement juridique, celle-ci se heurtant à son tour à des résistances.

Les « patent trolls » se sont en effet développés sur la base d’un modèle d'affaires qualifié de prédateur, consistant à racheter des portefeuilles de brevets et à attaquer en justice - ou menacer de le faire - les entreprises potentiellement contrefactrices (Reitzig et al., 2007, Pénin, 2010). Ce modèle d'affaires opportuniste a bouleversé les stratégies juridiques notamment des grandes entreprises des secteurs de l'informatique et des télécommunications, principales victimes des patent trolls. Il s’en est ensuivi une bataille de stratégies d’influence pour peser à la fois sur la législation et la jurisprudence sur les brevets.

Nous adoptons une grille d’analyse fondée sur l’approche de la dépendance des ressources (Pfeffer et Salancik, 1978) enrichie de la littérature sur les stratégies d’influence et plus généralement les stratégies fondées sur les ressources juridiques (Bagley, 2008). Nous verrons que les stratégies des différents acteurs mobilisent plusieurs facettes de l’intelligence économique : veille juridique et technologique, stratégies juridiques, stratégies d’influence, modèles d’affaires fondés sur la détention de droits de la propriété intellectuelle mais aussi d’informations clés (des sociétés se sont formées avec pour but d’aider à se défendre contre les patent trolls) formant ainsi une image complexe et multifacette éloignée des modèles trop rigides mettant l’accent uniquement sur l’adaptation ou sur l’influence de l’environnement.

Références du résumé

BAGLEY C.E. “Winning Legally: The Value of Legal Astuteness”, Academy of Management Review, vol.33, n°2, 2008, p.378-390.

PENIN, J. « Le problème des "patent trolls" : comment limiter la spéculation sur la propriété intellectuelle dans une économie fondée sur la connaissance », Innovations : Cahiers d’économie de l’innovation, n°32, 2010, p.35-53.

PFEFFER, J. et SALANCIK, G.R., The External Control of Organizations – A Resource Dependence Perspective, Harper & Row, 1978.

REITZIG, M., HENKEL, J. et HEATH, C. “On sharks, trolls, and their patent prey – Unrealistic damage awards and firms’ strategies of ‘being infringed’”, Research Policy, vol.36, 2007, p.134-154.

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Fabriquer son Coca chez soi ?

10 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Après le café, le marché des dosettes s'étend aux sodas.

Source : "Coca-Cola se lance sur le marché des dosettes", Les Echos, 7/8 février 2014.

Commentaire : Coca-Cola vient de prendre une participation minoritaire dans "Green Moutain Coffee Roasters" qui propose du café et des boissons chaudes en dosettes et souhaite étendre son procédé aux boissons fraîches. Accompagnée d'un accord stratégique sur dix ans, cela permet de contrer Sodastream, société israélienne spécialisée dans les machines pour fabriquer soi-même de la limonade ou des sodas. Cela illustre deux tendances de l'innovation :

- Une innovation se diffusera d'autant plus rapidement qu'elle est compatible avec les tendances sociétales. Or, après le fort développement du marché du "prêt à consommer", on voit se développer de plus en plus d'équipements destinés à permettre au consommateur de faire lui-même... mais facilement. Les machines permettant de fabriquer des sodas chez soi se situent dans cette tendance.

- L'innovation dans un secteur peut tout à fait s'inspirer de technologies, de produits ou de services d'un autre secteur. En l'occurrence, on voit que c'est le succès de Nespresso sur le marché des cafés en dosettes qui inspire le développement de ce nouveau segment.

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Crisis, innovation and transition - call for papers

8 Mars 2014 , Rédigé par innopi.over-blog.com

In a period of deep industrial as well as financial crisis, innovation and firms restructuring is a major challenge to economics and social sciences. Forum VI Innovation 2014, jointly organised by EconomiX (CNRS-University of Paris Ouest, Nanterre, La Défense), the Research Network on Innovation, and the Centre d'Etudes de l'Emploi, provides a forum for discussion to scholars from a variety of disciplines ranging from industrial economics, innovation economics, economic geography, management science, legal studies, network theory and labour economics. Proposals of round-tables or special sessions or tracks are also highly expected.

The aim of the conference is the identification of renewed frameworks and models as well as major propositions of structural, technological and institutional change to renew the toolbox in use in economics and management sciences. This broad stake can be taken theoretically, applied to different industries, regions or countries. Innovation Forum VI will pay a special attention to Maghreb countries as representative of transition countries.

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