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Propriété intellectuelle & capture des rentes d’innovation : un pas de plus dans l’intégration des actions d’influence politiques dans la stratégie générale de l’entreprise

27 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Attarça, M. et Corbel, P. « Propriété intellectuelle & capture des rentes d’innovation : un pas de plus dans l’intégration des actions d’influence politiques dans la stratégie générale de l’entreprise », Actes de la XXIVème Conférence Internationale de l'AIMS (Association Internationale de Management Stratégique), Paris, juin 2015

Cette communication vise à explorer les relations entre les stratégies d’influence déployées par les entreprises (plus communément désignées par le terme delobbying) et les enjeux stratégiques relatifs à l’innovation. Pour appréhender les enjeux relatifs à l’innovation, nous inscrivons dans le cadre d’analyse de la captation des bénéfices de l’innovation proposée par David Teece (Teece, 1986 puis Pisano et Teece, 2007) : le modèle PFI ou « profiting from innovation ». Nous montrons, à travers les actions qui peuvent être menées sur le régime d’appropriabilité des innovations dans un domaine, comment les actions d’influence peuvent se positionner dans le cadre d’une stratégie plus globale, à la fois dans ses intentions que dans sa mise en œuvre. Nous nous appuierons pour cela sur quatre exemples de stratégies d’entreprise : dans le secteur pharmaceutique (Pfizer et Merck) et dans le secteur de l’informatique (Google et IBM).

Cette communication est structurée en trois parties. Dans un premier temps, nous montrons comment les activités politiques des entreprises -le lobbying- sont progressivement insérées dans le champ plus global du management stratégique. Nous présentons ensuite le modèle d’analyse « PFI « en montrant comment il peut être appréhendé d’une manière plus proactive sur le plan stratégique. La troisième partie est réservée à la présentation de quatre études de cas suivie d’une discussion, permettant de montrer comment les stratégies d’influence peuvent s’inscrire dans une stratégie d’entreprise plus globale, de renforcement ou d’affaiblissement de l’effet des droits de propriété intellectuelle.

L'article peut être téléchargé sur le site de l'AIMS.

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Marque et modèles d’affaires : le cas des logiciels libres

26 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Corbel, P. et Kadji NGassam, M. « Marque et modèles d’affaires : le cas des logiciels libres », Actes de la XXIVème Conférence Internationale de l'AIMS(Association Internationale de Management Stratégique), Paris, juin 2015

Ce papier vise à étudier le rôle de la marque dans le cas d’un régime d’appropriabilité faible. Le point de départ théorique est la place ambigüe de la marque dans le modèle « profiting from innovation » de David Teece que les travaux sur les complémentarités entre droits de propriété intellectuelle, au demeurant encore assez rares, ne permettent pas d’éclairer. Nous nous sommes fondés sur trois études de cas dans le domaine du logiciel open source, qui se caractérise par un régime d’appropriabilité particulièrement faible. Nous montrons que la marque est susceptible de jouer un rôle central dans le modèle d’affaires des éditeurs de logiciels open source : ce dernier consiste souvent à vendre des services périphériques au logiciel et détenir une marque de référence devient un enjeu fort dans un cadre où la compétition ne peut porter sur la différenciation du produit principal. Dans un tel cadre, la marque se positionne donc comme un actif complémentaire particulièrement important. Dès lors, le contrôle d’une marque peut devenir l’objet de conflits menaçant la pérennité des projets.

Ce travail conforte donc la possibilité d’utiliser le modèle « profiting from innovation » comme outil d’analyse dans le cadre des réflexions sur un modèle d’affaires. Il permet également de compléter les travaux sur les complémentarités entre droits de la propriété intellectuelle, qui reposent souvent sur l’idée d’un renforcement mutuel ou de la prolongation des avantages liés à des droits à durée de vie limitée grâce à l’utilisation d’autres droits, en éclairant son rôle lorsque les autres droits sont inexistants ou faibles. La marque mériterait donc un traitement plus approfondi aussi bien dans les recherches en management stratégique que dans les négociations d’accords de consortium dans les projets collaboratifs et dans la mise en œuvre de leur modèle d’affaires. Nous espérons que ce papier contribuera à attirer l’attention sur ce droit de propriété intellectuelle dont personne ne conteste l’importance mais qui occupein fine une place modeste dans nos modèles d’analyse stratégique.

L'article peut être téléchargé sur le site de l'AIMS.

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La guerre des plateformes de streaming a commencé

26 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Apple s'est récemment lancé dans le grand bain du streaming musical et compte déjà 6,5 millions d'abonnés payants, encore loin de Spotify, mais déjà devant Deezer.

Source : "Avec 6,5 millions d'abonnés payants, AppleMusic est déjà un grand du streaming" et "Les artistes toujours plus au coeur du modèle", Les Echos, 21 octobre 2015.

Commentaire : L'arrivée d'Apple sur ce marché est un signal de son importance future. La firme à la pomme avait l'avantage de pouvoir compter sur une base de consommateurs tout acquis et adeptes de leur système complet. Le vrai succès (ou non) d'Apple devra donc s'évaluer sur la conquête d'un public plus large.

Au-delà d'une base commune, la guerre va se jouer sur la présence d'artistes en exclusivité. Si pour le moment ces plateformes ne reversent encore que des revenus limités aux artistes, elles font partie d'un paysage qui éjecte progressivement les grandes maisons de disque. Plus besoin d'albums pour figurer dans ces plateformes. On peut se faire remarquer par des vidéos sur You-tube, puis arriver directement sur ces dernières (nous avions eu l'occasion de "tweeter" sur la magistrale conférence d'Olivier Cachin à ce sujet à l'Université Paris-Sud). Dès lors, la maison de disque et l'album arrivent après, quand l'artiste est déjà connu et en position de force pour négocier, quand il ne crée pas son propre label.

C'est un véritable tsunami qui touche l'industrie musicale, et qui dépasse de beaucoup le problème du téléchargement illégal, sur lequel elle est restée trop longtemps focalisée. Apple, passée maître dans l'art de flairer les tendances l'a bien compris : nous ne pouvons faire mieux que renvoyer à l'article de Jean-Philippe Denis qui éclaire très bien les enjeux du rachat des casques Beats par Apple, ce qui revient à acheter le ralliement de Dr Dre à son camp.

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Valorisation de la recherche publique : la difficile question des indicateurs de mesure de la performance

22 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Corbel, P. « Valorisation de la recherche publique : la difficile question des indicateurs de mesure de la performance », Revue de Management et de Stratégie, vol.1, n°1, janvier 2015, p.1-9

Il existe un contraste important entre la manière dont on mesure le plus souvent les performances des institutions publiques de recherche en matière de valorisation de la recherche et la richesse des relations entre ces dernières et les entreprises, comme l’ont montré de manière convergente plusieurs travaux de recherche. Cet article vise à combler cet écart en proposant un système de mesure combinant un ensemble d’indicateurs quantitatifs et un rapport de nature qualitative. Dans une logique prescriptive assumée, ce jeu d'indicateurs est composé de données effectivement utilisables. Mais au-delà d’une application telle quelle, il peut constituer une source de discussion pour la construction de systèmes d’indicateurs adaptés à différents types d’institutions. Par ailleurs, dans une logique académique, le raisonnement qui a amené à cette proposition est présenté de manière détaillée pour permettre une discussion des hypothèses sous-jacentes.

L'article peut être téléchargé sur le site de la revue.

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La France peut-elle être compétitive sans universités ?

21 Décembre 2015 , Rédigé par Pascal

Les faits : Depuis des décennies, mais avec une accélération ces dernières années, les universités françaises sont confrontées à une série de mesures qui s'apparentent à des injonctions paradoxales.

Source : "Universités : de plus en plus de recours contre la sélection", Les Echos, 14-15 août 2015 ; "Dans les universités, la colère monte et s'exprime dans la rue", Les Echos, 16-17 octobre 2015.

Commentaire : Les universités sont soumises au même régime sec que toutes les structures publiques. Jusqu'ici, rien de profondément anormal : c'est certes contradictoire avec la priorité affichée par le gouvernement pour la jeunesse mais force est de constater que dans un contexte de faible croissance, d'endettement public record, de tensions militaires et sécuritaires, il est difficile de trouver des sources d'économies importantes qui ne heurtent pas telle ou telle priorité. Acceptons donc cette stagnation du budget consacré par l'Etat à ses universités. Mais comme le nombre d'étudiants potentiel augmente, on devrait avoir en conséquence deux types de mesures compensatoires :

- Permettre aux universités de maîtriser leurs coûts. Cela soulève alors un tabou : les universités doivent-elles être sélectives ? Même s'il y aurait de réels arguments en faveur d'une sélectivité mesurée (il se s'agit surtout pas de plaquer l'ultra-sélectivité des grandes écoles sur les universités), nous admettrons que le principe de l'accès à l'université pour tous les détenteurs du baccalauréat est maintenu. Dans ce cas, il faut accepter que les universités déterminent un nombre de places maximum par section, ce qui est souvent très mal perçu en pratique. Mais comment maîtriser ses coûts si on ne peut même pas savoir à l'avance combien on devra ouvrir de groupes de TD (il faut bien payer, même mal, les enseignants qui sont en face des étudiants) ? Et s'il faut accepter tous les bacheliers, même ceux dont le cursus n'a pas du tout été pensé pour suivre des études supérieures générales, on doit accepter que le taux de réussite en licence soit faible comparé à tous les autres systèmes. Améliorer le taux de réussite en licence implique en effet de mettre en place des moyens spécifiques : mentorat, groupes de TD de taille raisonnable, cours de soutien, voire année spéciale de remise à niveau... Autant de dispositifs coûteux dont l'expérimentation a parfois été financée (le plan réussite en licence) mais pas l'implémentation à large échelle... et pour cause. Voilà pour la licence. Mais quid des masters ? L'université a hérité d'un système bancal. Auparavant, elle ne pouvait pas sélectionner jusqu'en maîtrise mais proposait ensuite des formations de très bon niveau (DESS pour les cursus "professionnalisants", DEA pour la recherche) pour lesquelles la sélection était autorisée. Lors de la mise en place de la réforme LMD, le gouvernement n'a pas osé basculer, comme la logique l'aurait voulu, la sélection en première année de master. On a donc continué à sélectionner en milieu de cycle de master. Aujourd'hui, subrepticement (en ne publiant pas les arrêtés nécessaires), le gouvernement a remis en cause cette sélection en M2 ouvrant ainsi les vannes dans le seul domaine où les universités pouvaient maîtriser les flux.

- Permettre aux universités d'aller chercher des ressources complémentaires. De ce point de vue aussi, nous nageons en plein paradoxe. Tout d'abord, structurellement, la recherche est de plus en plus financée sur projets. On peut tout à fait comprendre la logique sous-jacente. Mais cela conduit à mettre les universités en compétition les unes avec les autres et surtout avec d'autres types de structures (grandes écoles, organismes de recherche)... avec un réel handicap. Les universités ayant structurellement un taux d'encadrement administratif très inférieur à leurs concurrentes (en particulier aux grandes écoles), elles sont moins bien placées pour répondre aux appels à projets. Il est difficile pour elles de mettre en place des cellules d'aide pour la réponse à ce type de projets et leurs enseignants-chercheurs sont largement distraits par des tâches qu'ils ne devraient pas avoir à effectuer (par exemple régler des problèmes d'emploi du temps dans la formation dont ils sont responsables). Résultat : les fonds vont vers les structures les mieux encadrées, qui peuvent ainsi renforcer leur encadrement. Il serait par exemple très intéressant de faire un bilan de la répartition des fonds qui ont été mis dans les IDEX et de voir quelle proportion a été captée dans les universités à comparer à leur poids dans la recherche française. Voilà pour la recherche. Mais qu'en est-il de l'enseignement ? Le même gouvernement a mis en oeuvre une réforme de la taxe d'apprentissage pour que celle-ci finance davantage l'apprentissage. Rien d'illogique en soi. Mais cela réduit une autre source de financement des universités, certes marginale en volume, mais permettant de se donner un peu de souplesse pour assurer des formations de qualité (par exemple en renouvelant les équipements). Et la formation continue ? On a depuis quelques mois un discours faisant de la formation continue une priorité à développer pour les années à venir. Ce discours pourrait même être suivi d'actions concrètes : il est prévu de créer quelques postes pour soutenir cet effort et amorcer le cercle vertueux qui amènera normalement plus de ressources par la suite. Mais dans les services de formation continue des universités, on n'a pas oublié la pagaille créée par une réforme de la formation professionnelle mal préparée ni surtout une note du ministère indiquant que toute personne, quel que soit son âge ou sa situation professionnelle, pouvait prétendre à suivre les formations de l'université sans payer de droits autres que les droits d'inscription standards des étudiants en formation initiale. En somme, voilà l'université sommée de fournir, sans moyens supplémentaires, un service quasi-gratuit de formation continue à l'ensemble de la population française dès lors qu'elle a le baccalauréat ou une équivalence. Car, bien évidemment, il n'est pas prévu d'augmenter des droits d'inscription très faibles (les droits d'inscription au tarif normal - hors étudiants boursiers - ramenés à l'heure de cours correspondent à environ 50 centimes, soit moins qu'une place de stationnement dans n'importe quelle ville) : ce serait trop impopulaire.

En somme, on demande aux universités françaises de bien figurer dans la "compétition internationale" de l'enseignement supérieur international, de cesser de produire de l'échec, le tout avec moins de ressources (à la fois qu'avant et que les autres) et en accueillant tout le monde quasi-gratuitement. Comment s'étonner du niveau de stress record atteint dans ces institutions pour le personnel aussi bien enseignant qu'administratif ?

Je conclurai cet article "coup de gueule" en indiquant que tout montre que, dans une économie de la connaissance, l'enseignement supérieur jouera un grand rôle dans la compétitivité nationale. La France a choisi de mettre beaucoup de moyens sur l'enseignement secondaire et, dans l'enseignement supérieur, de les concentrer sur la formation de ses "élites" à travers son système de grandes écoles. Aujourd'hui encore la récente mobilisation de plusieurs ministres et secrétaires d'état pour la présentation de la feuille de route stratégique de l'Ecole Polytechnique, dont les promotions dépassent à peine les 500 élèves, contraste avec l'attention portée aux difficultés des universités. Or, s'il n'est pas dans l'objet de cet article de critiquer ce système singulier de grandes écoles, cette économie de la connaissance ne reposera pas sur la formation de quelques milliers d'étudiants par an, aussi brillants soient-ils, mais bien sur la formation massive de cadres intermédiaires de haut niveau...

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Le processus de diffusion des innovations dans la nouvelle ère numérique

21 Décembre 2015 , Rédigé par Pascal

Corbel, P. « Le processus de diffusion des innovations dans la nouvelle ère numérique », 5ème Rencontre du Groupe de Recherche Thématique « Innovation » de l’AIMS, Luxembourg, septembre 2014

Le but de ce papier est de faire le point sur la manière dont les grandes évolutions actuellement à l’œuvre dans le monde numérique influencent ou sont susceptibles d’influencer le processus de diffusion des produits et services innovants. Après un rapide rappel des éléments connus structurant le processus de diffusion des innovations, nous montrons que les évolutions actuelles (souvent résumées sous l’appellation de « Web 2.0 ») concourent surtout à accentuer les effets d’un phénomène connu depuis les années 1980, celui des externalités de réseau. Nous analysons de quelle manière ce phénomène se trouve renforcé avant d’en tirer un certain nombre d’implications en matière de stratégie de diffusion.

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Une industrie informatique en mutation

21 Décembre 2015 , Rédigé par Pascal

Les faits : Dell rachète EMC pour 67 milliards de dollars (opération record dans le domaine des technologies de l'information).

Source : "Le rachat d'EMC par Dell bat tous les records dans la tech", Les Echos, 13 octobre 2015.

Commentaire : Cette opération est symbolique à plus d'un titre. D'abord, elle rappelle qu'un modèle d'affaires, fut-il considéré comme exemplaire, peut toujours être remis en cause par les évolutions du marché. En l'occurrence, le modèle de vente directe de Dell lui permettant de faire du "sur-mesure de masse" a longtemps été cité comme exemple dans les manuels de stratégie comme dans les articles académiques sur le business model. Mais Dell a depuis perdu sa première place sur un marché des PC lui même touché par la montée de la puissance des appareils mobiles (smartphones et tablettes). Après s'être diversifié dans les serveurs, cette opération marque un virage plus net de Dell vers les services (à l'image de l'évolution d'IBM à la fin du siècle dernier), EMC réalisant l'essentiel de son chiffre d'affaires dans le stockage de données. Il s'agit donc de prendre le virage du cloud mais pas nécessairement dans les meilleures conditions : Dell ressort de l'opération avec un endettement de plus de 60 milliards de dollars alors qu'EMC ne réalise que 24 milliards de dollars de chiffre d'affaires et fait face à la concurrence d'Amazon, Google ou Microsoft. Elle détient certes aussi 80% d'une pépite spécialisée dans la virtualisation, VMWare, qui vaut en bourse environ 30 milliards de dollars. Mais celle-ci ne réalise que 6 milliards de dollars de chiffre d'affaires...

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La France en panne ?

7 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : "A vouloir suivre le monde et la mondialisation sans changer ses moeurs, la société française s'épuise. Elle ne parvient pas à organiser la réconciliation de l'extérieur avec l'intérieur, et de l'économique avec le social. La concurrence est forte mais la croissance reste faible. Et la politique toujours sur la défensive. Faute d'avoir insufflé un nouvel élan, réformé les conditions de production ou imaginé d'autres relations sociales, la France s'enlise." Une explication de la poussée du Front National aux dernières élections, confirmée par la suite des propos ? "Et c'est alors : soit l'inconnu, avec une remise en cause radicale des institutions et des valeurs de la République qui conduisent à un profond revirement politique (dénonciation des engagements européens, protectionnisme national, réglementation autoritaire du travail, retour forcé à un ordre moral, rejet de l'étranger..." Eh bien non, il s'agit, comme le rappelle justement Jean-Marc Vittori dans sa chronique, d'extraits du rapport sur "le travail dans vingt ans" coordonné par Jean Boissonnat... il y a vingt ans.

Source : "L'enlisement de la France comme on le racontait en 1995", Les Echos, 13 octobre 2015.

Commentaire : Au-delà du constat d'institutions qui ne suivent pas le rythme (il est vrai endiablé) du monde qui nous entoure, que dire sinon qu'il faudra peut-être un jour en France sortir des approches d'opposition pure et simple obligeant à choisir une voie allant à l'encontre des intérêts et valeurs d'une partie des acteurs de la société pour aller vers une politique plus pragmatique (ce qui n'exclut pas de porter des valeurs) acceptant le fait que dans un monde complexe, tout est question de dosage. Peut-être faudrait-il former les décideurs à la systémique ago-antagoniste ?

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La réalité virtuelle arrive dans les foyers

6 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Sony a annoncé le lancement de son casque de réalité virtuelle Playstation VR Headset (jusqu'ici nommé "Morpheus") au premier semestre 2016. C'est le début d'une nouvelle bataille du monde de la vidéo, qui en est coutumière (voir par exemple notre article sur la bataille entre le HD-DVD et le Blu-Ray). Microsoft, de son côté a annoncé un partenariat avec Oculus et prépare pour sa XBox un casque de réalité augmentée (superposant images de synthèse et images réelles).

Source : "Sony donne le coup d'envoi aux jeux de réalité virtuelle", Les Echos, 18-19 septembre 2015.

Commentaire : Comme toute bataille de standards technologiques, chaque acteur essaiera d'accélérer le plus possible les phénomènes d'externalités de réseau faisant des technologies les plus répandues les plus intéressantes pour les utilisateurs. Ainsi, dans ce cas, c'est notamment en fonction du nombre et de la qualité des jeux que les consommateurs feront leur choix. Or, les éditeurs de jeux auront intérêt à lancer des jeux compatibles avec la technologie qui aura le plus d'utilisateurs. On voit donc se déployer les "armes" traditionnelles des batailles de standards : partenariats en amont (10 jeux sortiront en même temps que le casque), appui sur une base installée (le casque de Sony ne sera compatible qu'avec la Playstation, celui de Microsoft avec la XBox), communication (avec cette annonce précoce des dates de lancement tandis que Microsoft communique déjà sur un futur casque dont la date de commercialisation n'est même pas connue), prix (on peut s'attendre à une baisse rapide des tarifs)...

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Le viral paye

6 Décembre 2015 , Rédigé par innopi.over-blog.com

Les faits : Le groupe de Rupert Murdoch, NewsCorp vient de racheter pour 156 millions d'euros Unruly, une start-up britannique qui propose des outils d'optimisation de la publicité sur Internet en de fondant sur l'identification d'internautes "super-partageurs" et sa capacité à mesurer le potentiel de "viralité" d'un message.

Source : "NewsCorp se renforce dans la vidéo virale", Les Echos, 18-19 septembre 2015.

Commentaire : Cette acquisition illustre deux grandes tendances fortes : la montée en puissance de la vidéo comme moyen de transmission des messages et l'importance des effets de réseau dans la diffusion de l'information aujourd'hui.

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