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Articles récents

Vers une théorie du brevet comme ressource stratégique

24 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. et Fernandez, F. « Vers une théorie du brevet comme ressource stratégique », Cahiers de recherche du Larequoi, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, 2006/1, p.28-40

 

Résumé : Un instrument juridique permettant d’obtenir un monopole de longue durée (20 ans) sur une invention : telle est la manière dont un non-spécialiste a tendance à percevoir le brevet. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles il y a eu peu de travaux de théorisation sur le management stratégique de ce type de droit de la propriété industrielle et le brevet n’y est le plus souvent traité que comme un outil susceptible de permettre à une entreprise de s’approprier les bénéfices liés à l’innovation technologique.

Le but de cet article est de montrer que cette théorie dominante implicite est très restrictive et de proposer une approche alternative, plus globale, ancrée dans l’approche par les ressources. Le brevet est analysé comme une ressource nécessitant la mise en œuvre de compétences spécifiques pour contribuer à alimenter des capacités « génériques » susceptibles d’être à l’origine d’un avantage concurrentiel. Ce travail est le fruit d’une réflexion commune entre un chercheur et un praticien. Il s’agit donc d’une réflexion théorique en ce sens qu’elle n’est pas associée à une étude empirique spécifique mais elle reste néanmoins, grâce à cette collaboration, fortement ancrée dans la pratique.

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Hypercompétition, rentes et brevet : vers une nouvelle approche des stratégies de management des droits de la propriété industrielle

24 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. « Hypercompétition, rentes et brevet : vers une nouvelle approche des stratégies de management des droits de la propriété industrielle », La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion, n°218, mars-avril 2006, p.45-51

 

Résumé : Le brevet est souvent associé, explicitement ou implicitement, aux rentes de monopole. Nous montrons qu’il peut aussi contribuer à générer des rentes ricardiennes et des rentes schumpeteriennes et qu’il a donc un rôle à jouer dans un contexte concurrentiel hypercompétitif. Nous tentons ensuite de mettre en relation environnement compétitif, stratégies de l’entreprise et rôles du brevet tout en soulignant le caractère complexe de ces interactions.

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Edison contre Westinghouse : la première bataille moderne pour un standard industriel

23 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. « Edison contre Westinghouse : la première bataille moderne pour un standard industriel », Gérer et Comprendre, Annales des Mines, n°82, décembre 2005, p.70-77

 

Résumé : Les leviers permettant à une entreprise d’essayer d’imposer un standard industriel suscitent un intérêt croissant auprès des chercheurs. Les cas étudiés appartiennent le plus souvent à des industries liées à l’électronique. Cet article, à partir de sources secondaires historiques, montre que certains des facteurs mis en relief par les recherches récentes (recherche d’alliances, droits de la propriété intellectuelle, effets d’annonce…) se retrouvent déjà dans le cas de la compétition entre courant continu et courant alternatif à la fin du XIXe siècle.

 


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La photo numérique : un contre-exemple pour les modèles de diffusion de l'innovation ?

21 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Histoires d'innovations

Compte tenu de leur importance dans la croissance économique et dans la lutte concurentielle entre les entreprises, l'innovation a fait l'objet de très nombreuses recherches. Il en résulte un certain nombre de modèles décrivant l'évolution-type d'une innovation. Pour ce qui est de leur diffusion, c'est le modèle d'Everett Rogers, présenté dans son ouvrage de 1962, réactualisé à plusieurs reprises depuis ("Diffusion of Innovations") qui fait référence. Il découpe les consommateurs en différentes catégories qui sont atteints succesivement par l'innovation (voir la fiche sur le sujet sur le site innopi.fr). Les premiers, innovateurs et adopteurs précoces, ont un niveau d'éducation et de revenu supérieur à la moyenne, ce qui leur permet à la fois un accès à des technologies plus complexes à utiliser et plus coûteuses.

Le modèle d'innovation qui prédomine dès lors consiste, pour le lancement d'une innovation radicale, à proposer des produits ciblant cette catégorie avant, par l'effet d'expérience, les économies d'échelle et parfois la simplification du produit, de viser une cible de plus en plus large.

 

De ce point de vue, la photographie numérique propose une évolution singulière, sans pour autant contredire le modèle de Rogers. Ce marché est en effet segmenté selon des critères qui ne touchent pas seulement au niveau d'éducation et au revenu. Il y a d'une part des professionnels de la photo (qui peuvent eux-mêmes être découpés en plusieurs catégories), les amateurs chevronnés, qui cherchent, sans en faire leur métier, à faire de belles photos au sens esthétique, mais aussi technique du terme, et une masse plus importantes d'amateurs de photos-souvenirs, moins exigeants.

Avant l'avènement de la photographie numérique, l'offre est segmentée en fonction de ces caractéristiques : des appareils grands et moyen format utilisés essentiellement pour la photo en studio, donc par des professionnels, des appareils reflex pour les professionnels et les amateurs, et des appareils compacts très faciles d'utilisation. En parallèle, Polaroïd avait développé un marché pour la photographie instantannée, touchant principalement les amateurs peu exigeants, mais comportant également des appareils pour les professionnels (qui les utilisaient seulement pour faire des essais afin d'économiser les coûteuses pellicules pour appareils de studio).

 

Selon le modèle dominant, on aurait tendance à penser que la photo numérique a dû commencer par toucher les professionnels et les amateurs fortunés avant de se démocratiser. En réalité, il n'en est rien. La photo numérique est plutôt née comme un gadget pour amateurs peu exigeants. Et pour cause, d'un point de vue technique, elle cumulait tous les défauts (faible définition, capture peu nuancée des couleurs). Le premier appareil semi-numérique (capture par capteur CCD, mais conversion analogique des images, stockées sur un support magnétique) est ainsi proposé avec un capteur de 280 000 pixels en 1981 par Sony (il n'est alors proposé qu'au Japon). Les grandes marques de photo restent à l'écart du marché même si Canon finit par proposer un appareil de ce type en 1989, le Xapshot. C'est dans la première moitié des années 1990 que l'offre va réellement s'étoffer avec le Fotoman de Logitech ou le Quicktake d'Apple. La cible visée est celle des amateurs d'informatique, qui font partie de la minorité de la population alors équipée de micro-ordinateurs à leur domicile. Les caractéristiques techniques n'avaient alors pas énormément évolué depuis le Mavica de Sony, ce qui exclut clairement tous les photographes exigeants. Néanmoins, en parallèle, mais de manière assez marginale, s'était développé un marché destiné aux professionnels : il a d'abord pris la forme de dos numériques à ajouter à un appareil photo argentique. Le premier d'entre eux a été proposé par Kodak pour le Nikon F3 en 1991. Il était doté d'un capteur 1,3 millions de pixels. C'était considérable pour l'époque mais en limitait l'utilisation à des photos de petit format. Il avait surtout un intérêt pour faire des essais avant de prendre la "vraie" photo en argentique et pour les utilisateurs intensifs d'applications de PAO (publication assistée par ordinateur). Entre-temps étaient en effet apparus les premiers logiciels de retouche d'image (Photoshop d'Adobe en 1990).

 

Le marché s'était alors polarisé sur deux segments opposés : d'un côté les amateurs peu exigeants, de l'autre les professionnels, mais en complément de la photo argentique. Dans les deux cas, le segment le plus concurrencé a été la photographie instantannée. Des acteurs traditionnels du monde de la photo, c'est donc Polaroïd qui a été touché le plus vite et le plus durement. Cela ne contredit pas vraiment le modèle de Rogers car dans ces deux catégories, c'est probablement des consommateurs que l'on peut qualifier d'innovateurs, puis d'adopteurs précoces, qui ont essayé cette nouvelle technologie en premier. Mais cette entrée par le bas du marché, puis par le haut, elle, est inhabituelle.

 

La suite est plus classique. Après plusieurs années les capteurs numériques vont être intégrés à des appareils comparables à ceux qui utilisaient des dos numériques. Le premier reflex numérique est proposé par Nikon en 1999 (Nikon D1, 2,7 millions de pixels). En 2002, Canon va proposer le premier reflex "full frame (avec un capteur 24 x 36, soit la dimension classique des pellicules argentiques - en l'occurrence deux capteurs juxtaposés - pour un total,de 11 millions de pixels). Les professionnels et les amateurs les plus exigeants vont alors massivement basculer dans le numérique. Avec l'amélioration des capteurs et l'adaptation des optiques aux spécificités du numérique, le différentiel de qualité s'amenuise alors même que les avantages techniques sont nombreux : choix de la sensibilité, réglage de la balance des blancs, et bien sûr traitement facilité des images.

Mais en parallèle, le marché des appareils photo bon marché va suivre une évolution vers une qualité accrue : hausse de la résolution des capteurs, intégration des équipements des compacts argentiques (par exemple l'autofocus) et apparition de l'écran LCD permettant une visualisation de la photo directement sur l'appareil (proposé par Casio en 1995). La jonction s'établit avec l'apparition de reflex numériques grand public (Canon EOS 300D en 2003). En parallèle, les produits complémentaires se multiplient (imprimantes à jet d'encre "qualité photo", papier photo, logiciels spécialisés, cartes SD) : nous proposerons un autre article sur le rôle de ces produits complémentaires.

 

Les grandes marques de la photo argentique (Canon, Nikon, Olympus, Pentax...) vont alors reprendre le contrôle de l'essentiel du marché (des entreprises issues de l'électronique comme Panasonic et surtout Sony ont toutefois renforcé leur position) et la photo argentique va être marginalisée (ironiquement aux deux extrêmes du marché : quelques irréductibles chez les professionnels et les amateurs avertis, développant eux-mêmes leurs photographies, et le bas de la gamme où on trouve encore des appareil argentiques jetables).

 

Cet exemple montre que les modèles issues des recherches en économie, sociologie ou management de l'innovation doivent être considérés comme des points de repères utiles, mais pas comme des modèles mécanistes qui s'appliqueraient de la même manière à chaque fois.

 

Pascal Corbel

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Systèmes d’information, innovation et création de valeur : premiers enseignements du programme MINE France

21 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. ; Denis, J.P. et Taha, R. « Systèmes d’information, innovation et création de valeur : premiers enseignements du programme MINE France », Cahiers du CIGREF n°2, septembre 2005, p.71-90

 

Résumé : L’articulation entre systèmes d’information, innovation et création de valeur (désormais SI – I – CV) est au carrefour de plusieurs problématiques « classiques » en management des systèmes d’information : comment évaluer l’impact des investissements en SI sur la performance de l’entreprise ? Comment transformer des investissements « techniques » en changement dans les pratiques de l’organisation ? Comment gérer les projets d’implémentation de nouvelles technologies liées au SI ? On retrouve ici les thèmes de l’évaluation des SI et de l’utilisation des TIC qui font l’objet de travaux approfondis – notamment dans le cadre du CIGREF. L’objectif du programme MINE France, dont cet article rend compte des premières avancées, n’est toutefois pas de creuser chacune de ces questions prises individuellement.

La recherche menée dans le cadre de ce programme est en effet d’abord fille d’une conviction : l’importance de dépasser une vision très techno-déterministe de l’investissement en SI pour articuler la question de la création de valeur associée au SI avec le thème de l’innovation. Ce thème ne recouvre pas seulement l’innovation en SI mais bien l’innovation rendue possible (et nécessaire) par le SI. Dans ces conditions, c’est l’efficacité de cette articulation, et non l’investissement en SI pris isolément, qui est seule susceptible d’être créatrice de valeur, c’est-à-dire génératrice de cash-flows futurs selon le langage financier.

L’article rend compte d’abord en détail des modalités concrètes d’organisation du programme MINE France. Le projet est de faire émerger de l’analyse des pratiques des entreprises participantes un nombre limité de configurations génériques d’articulations entre les trois grandes dimensions SI – I – CV. Ces pratiques sont appréhendées via des entretiens et la réalisation d’études de cas dans un double souci de robustesse théorique et empirique.

Les deux sections suivantes de l’article présentent les premières avancées du programme. L’objectif n’est pas d’ajouter de nouvelles recettes, aussi vite écrites et lues qu’oubliées. Une partie significative du travail de recherche a donc consisté à s’efforcer de poser le plus correctement possible le « problème » de l’articulation SI – I – CV au vu de la revue de la littérature et des premières investigations empiriques (deuxième partie). On verra ainsi qu’un investissement en SI est d’abord un investissement immatériel. Loin d’être banal, ce constat est porteur d’implications importantes fort justement recensées et analysées par B. de Montmorillon (2001) et qu’il convient d’intégrer. La plus importante est sans doute qu’un investissement immatériel ne peut créer qu’un potentiel d’amélioration des performances, et donc de création de valeur, et que sa concrétisation passe par d’autres voies que celles d’un investissement classique.

La troisième partie expose enfin les premiers résultats comparatifs issus des études de cas achevées ou en cours de réalisation. Si la conception des « configurations » SI – I – CV nécessitera de bien plus amples investigations, de premiers éléments de comparaison peuvent toutefois être apportés et des pistes dessinées.

 

Lien : Le cahier de recherche du Cigref n°2 peut être téléchargé sur le site de l'association.

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Différences entre ‘big pharmas’ et ‘biotechs’ – Qu’en disent leurs brevets ?

20 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Bonhomme, Y. ; Corbel, P. et Sebai, J. « Différences entre ‘big pharmas’ et ‘biotechs’ – Qu’en disent leurs brevets ? », Actes de la XIVème Conférence Internationale de l'AIMS, Angers, juin 2005, article sélectionné pour le numéro spécial de la Revue française de gestion, vol.31, n°155, mars-avril 2005, p.117-133

 

Résumé : L’industrie pharmaceutique a connu au cours des deux dernières décennies une très forte évolution. Outre une augmentation des accords entre grands laboratoires pharmaceutiques, elle a vu émerger un ensemble de jeunes entreprises fondées sur des technologies de recherche innovantes, que l’on a tendance, de manière assez imprécise à rassembler sous l’étiquette d’entreprises de biotechnologies. Le fonctionnement de ces dernières entreprises nous semble être différent : fortes relations avec la science fondamentale, nombreux accords de coopération entre start-ups et entre start-ups et laboratoires « traditionnels ». Il nous a donc semblé intéressant de comparer les citations de brevets des principales entreprises des deux catégories. Quel en est le principe de cette méthode ? Chaque brevet comprend un certain nombre de citations destinées à refléter l’état de l’art au moment de sa publication, sur le même modèle que les références bibliographiques d’un article académique. Notre travail a consisté à analyser ces citations.

Cette recherche s’est déroulée dans un esprit d’exploration des possibilités et des limites de la méthode. Les points à mesurer ont donc émergé « chemin faisant ». L’échantillon est resté, pour des raisons pratiques, relativement limité : 4 laboratoires que nous pouvons qualifier de « traditionnels » et 3 grandes entreprises de biotechnologies. Notre étude a permis de faire émerger des différences entre ces deux types d’entreprises : 

- Les laboratoires pharmaceutiques citent des entreprises dont l’activité principale est la chimie plus abondamment que les « biotechs », ce qui semble indiquer qu’elles n’ont pas perdu leur ancrage dans ce secteur. 

- Les entreprises de biotechnologies conjuguent un nombre moyen de citations plus élevé et un moindre taux d’autocitation. Les deux indicateurs réunis peuvent indiquer une plus forte ouverture du processus de recherche de ces entreprises. 

- Les entreprises de biotechnologies citent davantage des brevets déposés par des universités ou des institutions de recherche fondamentale, confirmant le rôle des partenariats avec ce type d’organisations.

Ces différences sont cohérentes avec ce que l’on pouvait attendre compte tenu de la littérature sur le sujet. Elles permettent d’alimenter la réflexion sur la manière dont les entreprises en place peuvent gérer une révolution technologique comme l’émergence des biotechnologies : dans quelle mesure intègrent-elles les méthodes des nouveaux entrants (citation des entreprises de biotechnologies) ? Dans quelle mesure cela les conduit-elles à s’éloigner de leur métier d’origine (citations des entreprises de chimie) ? Tissent-elles le même type de lien avec les organisations productrices de connaissances de nature fondamentale (citation des universités et institutions de recherche) ?... Elles permettent également d’alimenter les réflexions sur les apports potentiels et les limites d’une telle méthode d’investigation.

 

Problématique : La problématique est double : il s’agit à la fois d’analyser les différences entre deux types d’entreprises potentiellement concurrentes et qui pourtant, dans la pratique, semblent plutôt avoir noué des relations permettant une forme de « coexistence symbiotique » (les grands laboratoires pharmaceutiques et les entreprises de biotechnologies) et de tester les potentialités et les limites d’une méthode encore peu utilisée dans le domaine du management stratégique : l’analyse des citations de brevets.

 

Méthodologie : Nous avons examiné les brevets d’une part de quatre laboratoires pharmaceutiques « classiques », choisis essentiellement pour leurs différences de taille (de 3 à 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2003) et d’origine géographique (un Américain, deux Européens, un Japonais) et les trois plus grandes entreprises usuellement classées dans la catégorie des entreprises de biotechnologies par le chiffre d’affaires.  L’ensemble des brevets déposés en 2003 aux Etats-Unis par ces 7 entreprises ont été examinés soit 723 brevets et 4 269 citations. Pour chaque citation nous avons classé l’entreprise citée dans l’une des catégories suivantes :

- Autocitation : entreprise appartenant au groupe de l’entreprise « citante » ;

- Laboratoire pharmaceutique : autres entreprises du secteur de la pharmacie ;

- Entreprise du secteur de la chimie ou d’autres industries proches (ex. cosmétique) ;

- Autres entreprises ;

- Universités et institutions de recherche.

Nous avons ensuite procédé à une analyse comparée des résultats obtenus entreprise par entreprise en mettant plus particulièrement en exergue les différences entre grands laboratoires pharmaceutiques et entreprises spécialisées dans les biotechnologies.

 

Principaux repères bibliographiques : Les références bibliographiques sont principalement de deux natures :

- Méthodologiques : travaux de Jaffe, Tratjenberg et leurs collègues sur les citations de brevets, par exemple :

  •  
    • Trajtenberg, M. (1990) “A penny for your quotes: patent citations and the value of innovations”, RAND Journal of Economics, vol.21, n°1, p.172-187
    • Jaffe, A.B., Fogarty, M.S., Banks, B.A. (1998) “Evidence from patents and patent citations on the impact of NASA and other federal labs on commercial innovation”, The Journal of Industrial Economics, vol.XLVI, n°2, p.183-205
    • Jaffe, A.B. et Trajtenberg, M. (1999) “International knowledge flows: evidence from patent citations”, Economics of Innovation and New Technology, vol.8, p.105-136

- Empiriques : travaux déjà effectués avec d’autres méthodes sur la pharmacie et les biotechnologies, de manière à les confronter à nos propres résultats, par exemple :

  •  
    • Rothaermel, F.T. (2001) “Complementary assets, strategic alliances, and the incumbent’s advantage: an empirical study of industry and firm effects in the biopharmaceutical industry”, Research Policy, vol.30, p.1235-1251
    • Walsh, V. et Lofordos, G. (2002) « Technological and Organizational Innovation in Chemicals and Related Products », Technology Analysis & Strategic Management, vol.14, n°3, p.273-298

 

Lien : L'article au format PDF peut être téléchargé sur le site de l'AIMS.

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Les citations de brevets comme indicateur d'influence sur un standard industriel

19 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. « Les citations de brevets comme indicateur d'influence sur un standard industriel », Gestion 2000, vol.21, n°4, novembre-décembre 2004, p.15-32

 

Résumé : Après avoir resitué cette étude dans le cadre plus large de la littérature sur les stratégies à mettre en œuvre pour imposer un standard, notamment à travers le management stratégique des droits de la propriété intellectuelle, nous examinons l’évolution de l’influence des principaux acteurs du marché de micro-informatique sur les générations successives de bus de données. Cette étude est menée à travers l’analyse des dépôts de brevets concernant chacun de ces bus mais aussi des citations de ces brevets. Cette étude met en évidence l’évolution contrastée de l’influence d’IBM et d’Intel sur les standards du secteur. Elle met aussi en relief une partie du potentiel et des limites de cette méthode appliquée dans un tel cadre d’analyse. Elle pourrait constituer, en complément d’une approche plus historique donnant une connaissance approfondie du secteur, un bon outil de mesure de l’influence des différents acteurs sur un standard industriel.

 


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Le brevet, un instrument d’équilibration stratégique

18 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. « Le brevet, un instrument d’équilibration stratégique », Actes de la XIIIème Conférence Internationale de l'AIMS, Le Havre, juin 2004 (présenté en session semi-plénière), article repris in P. Joffre, J. Lauriol et A. Mbengue, Perspectives en management stratégique, tome XI, éditions EMS, Caen,  juin 2005, p.103-120

 

Résumé : Le but de cet article est de montrer que le brevet est un instrument stratégique aux facettes multiples et non un simple outil juridique destiné à protéger des innovations technologiques de l’imitation.
Nous utilisons l’approche ago-antagoniste développée par E. Bernard-Weil pour analyser les stratégies d’utilisation du brevet à partir de deux couples ago-antagonistes : un couple rentes de monopole/rentes ricardiennes et un couple coopération/exclusion. Quatre stratégies génériques émergent de la formalisation de ces quatre pôles :
- Stratégie défensive visant à conserver le monopole sur la technologie ;
- Stratégie de licences visant à augmenter les royalties ;
- Stratégie d’échange de technologies ;
- Stratégie de type « course de vitesse ».
L’un des concepts centraux de l’approche ago-antagoniste est toutefois celui d’équilibration : il y a toujours à la fois de la coopération et de l’exclusion et on recherche à la fois des rentes ricardiennes et de monopole, mais avec des dosages différents, et sans que ne se dégage un équilibre stable. C’est pourquoi nous montrons ensuite comment le brevet permet de relâcher les contraintes de ces stratégies génériques (notamment à travers le nombre et le prix des licences accordées) à condition de développer une approche globale du management stratégique de ce type de ressource.
Cette analyse montre ainsi la nécessité de donner dans les entreprises un véritable caractère stratégique au brevet et surtout à son management. Cette dimension doit compléter son caractère technico-juridique et permettre une meilleure mise en cohérence de la stratégie de gestion des droits de la propriété industrielle et des autres aspects de la mise en œuvre de la politique de l’entreprise.

 

Lien : L'article au format PDF peut être téléchargé sur le site de l'AIMS.

 

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Le management de l’intégration des TIC dans les organisations : une compétence stratégique ?

16 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Chomienne, H. ; Corbel, P. et Saïd, K. « Le management de l’intégration des TIC dans les organisations : une compétence stratégique ? » in A. Ben Youssef et L. Ragni, Nouvelle économie, organisations et modes de coordination, L’Harmattan, Paris, avril 2004, p.341-358

 

 

Résumé : Ce chapitre d’ouvrage est une adaptation en français de l'article présenté lors du 3ème colloque du MAAOE en 2002. Il cherche à montrer, en s’appuyant sur l’approche par les ressources et compétences, que la mise en œuvre de TIC peut être source d’avantage concurrentiel soutenable mais que ce dernier dépend plus de la manière dont elles sont mises en oeuvre que des technologies elles-mêmes. Nous insistons sur l’importance du processus d’implémentation de ces dernières comme source d’influence de cette utilisation.

 


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Le brevet : un outil de coopération/exclusion

16 Août 2010 , Rédigé par innopi.over-blog.com Publié dans #Publications : résumés et liens

Corbel, P. « Le brevet : un outil de coopération/exclusion », Actes du colloque « Les stratégies concurrentielles : nouvelles approches, nouveaux enjeux », IRG/PRISM, Marne-la-Vallée, novembre 2003, article repris in J. Le Goff et F. Bensebaa, Stratégies concurrentielles : le renouveau théorique en pratique, éditions EMS, Caen, juin 2005, p.23-47

 

Résumé : Le papier présente une analyse des réseaux de dépendance technologique entre les grandes entreprises des secteurs de l’informatique, de l’équipement en télécommunication et de l’électronique réalisée à l’aide des citations de brevets. Nous en étudions ensuite l’impact sur les start-up qui cherchent à pénétrer ces marchés. Cette étude met en évidence le caractère ambivalent du brevet utilisé comme monnaie d’échange : il devient un outil de coopération mais cette fonction même conduit à exclure les entreprises qui n’ont rien à offrir en contrepartie de l’accès aux réseaux d’échanges de technologies.

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